Humeurs Vegan

Ce qui a changé depuis que je suis végane

13 avril 2017

« On sait ce que l’on perd on ne sait pas ce que l’on gagne » fait partie de ces expressions que j’ai entendu beaucoup de fois. Elle ne s’applique pas pour moi au véganisme. Je savais ce que je perdais. Je n’allais plus me nourrir de produits d’origine animale, ni en acheter. J’en porte cependant encore car il est difficile de renouveler toutes ses chaussures d’un coup. Face à cela, je gagnais de ne plus participer à la mort d’êtres et donc je gagnais à être en accord avec moi-même. A côté de cela, le véganisme étant un engagement profond, il y a des choses qui ont changé dans ma vie, mais toujours à nuancer.

Moins de choix au restaurant

Un mal pour un bien ici peut-être ? En France, comme d’habitude, nous sommes assez en retard sur les propositions d’alternatives qui pourraient permettre à beaucoup (style intolérant, allergique, religieux) de pouvoir manger quelque chose sans se poser de questions. Si les options végétariennes sont devenues monnaie courante, les options véganes, elles, ne sont pas vraiment légions. Je sors cependant toujours, je vais toujours au restaurant et n’étant pas toujours à côté d’un resto 100% végane (même très rarement), je m’adapte. Je n’ai pas délaissé ma vie sociale en devenant végane. Oui, souvent je prends la pizza végétarienne sans mozza ou même une assiette de frites tout simplement ou alors je demande des frites et un légume.  Je mets cependant beaucoup moins de temps à choisir ce que je vais manger ce qui n’était pas le cas jusqu’alors. Je suis aussi certaine de ne jamais me tromper car après tout une pizza ou des frites sont des basiques de la cuisine difficilement rattables !

Une nouvelle façon de faire la cuisine

Si au restaurant, j’ai beaucoup moins de choix qu’avant, chez moi ce n’est pas le cas du tout. Je me suis découverte pas trop mauvaise cuisinière alors que j’ai déjà réussi à foirer des pâtes (aussi personne ne m’avait dit que le temps de cuisson était directement indiqué sur le paquet). J’ai appris l’existence d’une autre façon de m’alimenter et depuis je découvre, j’apprends, je regarde. Je ne m’étais jamais autant intéressée à la cuisine, au goût et au mélange. Je suis toujours surprise de découvrir des substituts comme la tofunaise (de la mayonnaise à base de tofu), des émincés, des glaces au chocolat au lait d’amande et j’en passe. Par la même, je fais découvrir à mon entourage qu’un autre mode d’alimentation est possible et qu’on peut faire différemment des choses auxquelles on était pourtant bien habitué. Cette découverte est donc contagieuse. J’ai aussi découvert d’autres restaurants, véganes ou tout simplement du monde qui ont des options véganes.

De nouvelles rencontres

Depuis que je suis végane, je communique beaucoup sur le véganisme et notamment sur twitter. C’est par ce biais que j’ai rencontré mon chéri. C’est aussi par ce biais que j’ai découvert plein de personnes prônant le véganisme mais aussi qui sont dans toutes sortes de luttes. Je me suis donc moins sentie seule quand au-début je doutais de m’embarquer là-dedans parce qu’il faut l’avouer c’est pas tous les jours faciles. On finit par se rendre compte que non, on est pas seul et que l’on peut échanger avec plein de personnes et ainsi grandir dans sa vision du monde. Et ces rencontres ne sont pas que virtuelles. Elles peuvent aussi bien être très réelles dans des évènements comme veggieworld ou les vegan place. Il y a des moments d’échange avec les gens qui tiennent les stands mais aussi comme ça au détour d’une gauffre avec des gens.

Ces trois choses qui ont changées pour moi ne sont qu’un extrait en vérité de tout ce qui a changé dans ma vie et dans ma vision de voir le monde et c’est aussi ce que je souhaite communiquer ici. Le végétalisme parait être un régime restreint mais il m’apporte beaucoup et le véganisme encore plus.

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4 Comments

  • Reply Sébastien Natroll 13 avril 2017 at 20 h 05 min

    Hélas, il y a aussi le revers de la médaille :
    On se coupe parfois des gens, parce que « Oh tu ne vas pas nous faire chier », « Avec toi c’est difficile d’aller manger quelque part », etc. etc. etc.
    (Je n’ai pas connu ce genre de situations, mais il y a des gens, qui, lorsqu’ils comprennent que fromage et sauciflard n’auront plus droit de cité chez toi, ne donnent plus signe de vie)

    Au final on en vient à chercher des gens « comme soi », ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose : au moins ça permet de faire un tri parmi celles et ceux qu’ont ne savaient pas aussi fermés d’esprit.

    Go vegan, people !

    Ton chéri :-*

    • Reply Marie-France 5 mai 2017 at 10 h 49 min

      Tu as hélas totalement raison mais bon on est mieu comme on est <3

  • Reply Salomé 14 avril 2017 at 11 h 07 min

    Coucou ! Aurai-je une chance de te voir à la veggieworld ? J’y vais samedi 🙂

    Je prends bcp de plaisir à lire ce genre d’articles, pour mon questionnement et tout, ça me fait cogiter.
    Je suis super contente pour toi car tu sembles plus épanouïe qu’avant et je serais ravie de lire d’autres articles sur ta vision du monde/ le veganisme… C’est vraiment intéressant 🙂

    Bisous !

    • Reply Marie-France 5 mai 2017 at 10 h 49 min

      Merci pupuce 😀

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